Comment en finir avec les SPM et TDPM

Introduction

Le syndrome prémenstruel (SPM) et le trouble dysphorique prémenstruel (TDPM) sont caractérisés par des symptômes somatiques et psychologiques et physiques, qui apparaissent à la phase lutéale des règles. Une fois les règles venues, ces syndromes disparaissent. Mais comment en finir avec les SPM ET TDPM ? Pour cela, il convient d’abord de les identifier et de les reconnaitre, puis de savoir les prévenir.

Attention, car d’autres pathologies présentant les mêmes symptômes, telles un dysfonctionnement de la thyroïde. Et elles ne doivent pas être pris en considération, aux risques de passer à côté des SPM ou TDPM.

📌 Tout comme les stéroïdes sexuels et les neurotransmetteurs ont un rôle important dans l’étude des causes et des facteurs d’une maladie, les vitamines et minéraux ont un rôle important eux aussi à leur bon fonctionnement et ainsi prévenir et soulager les SPM ET TDPM.

Identifier les SPM et les TDPM

Les facteurs de risque

Le rôle des facteurs génétiques dans la prédisposition au SPM et au trouble dysphorique prémenstruel a été un domaine actif et intéressant pour de nombreux chercheurs. Même s’ils n’en tirent pas de conclusion ferme et définitive, il semblerait que le récepteur des ŒSTROGÈNES a un rôle important dans les SPD et TDPM. Il reste encore beaucoup de mystère dans les causes des SPM et TDPM.

+ de 20 Symptômes Prémenstruels ou Troubles Dysphoriques !

Cette liste n’est pas exhaustive. Les chercheurs n’ont pas encore tout trouvé concernant les symptômes ou troubles que la femme rencontre pendant la période précèdent ses règles.

Voici un petit aperçu de ce que peut rencontrer une femme, avant les fameuses règles en question, et plus il y a de symptômes ou troubles cochés, plus cette période est cauchemardesque !

SPM et TDPM

  • Saute d’humeur, Irritabilité, colère 𝥷
  • Dépression, crise de larmes 𝥷
  • Perte de confiance en soi 𝥷
  • Anxiété 𝥷
  • Nervosité, Agitation 𝥷
  • Vertige 𝥷
  • Difficulté de concentration, confusion 𝥷
  • Maux de tête et migraines hormonales 𝥷
  • Troubles vasculaires tels : engourdissements et/ou sensibilité accrue des bras et/ou des jambes 𝥷
  • Gonflement des mains, cheville, pieds extrémités 𝥷
  • Gonflement de la poitrine 𝥷
  • Mal de dos, douleurs musculaire et/ou articulaire 𝥷
  • Changement dans le désir sexuel 𝥷
  • Trouble de l’appétit, fringales, nausées, soif intense 𝥷
  • Troubles intestinaux, Ballonnement, Douleurs abdominales 𝥷
  • Bouffée de chaleur 𝥷
  • Hyperhidrose (sueur excessive) 𝥷
  • Problèmes de peau, Acné 𝥷
  • Courbatures 𝥷
  • Insomnie 𝥷
  • … Autres symptômes non répertoriés, il en existeraient + de 150 ! 𝥷
  • Grande fatigue, voire nécessité de faire des siestes 𝥷

Des facteurs de risque du SPM et du TDPM moins ordinaires

Il a été étudié que le niveau d’éducation intervenait dans la gestion délicate des SPM et TDPM.

Les difficultés du quotidien dans des milieux difficiles.

Mais aussi, les évènements traumatiques ! Les personnes anxieuses développeront davantage de SPM ou TDPM.

Le tabac les intensifie.

La toxicomanie est un facteur aggravant de troubles, mais à l’inverse peut également dissimuler des problématiques. En aucun cas, penser qu’il y a ici une solution.

Reconnaitre ses SPM et/ou TDPM

Pour cela, il convient de tenir un journal de son quotidien, chaque jour noter au moins son humeur, le moment de ses variations. Ainsi que ses douleurs, de même que, à quel moment ses douleurs interviennent-elles.

Une fois ce travail fait sur plusieurs cycles, on peut alors dresser son profil, et commencer à agir pour les réduire ou éliminer complètement.

On pourra alors déterminer de quel ordre sont les symptômes, physiques, psychologiques, comportementaux. Et aussi détecter s’il y a des symptômes récurrents, et d’autres aléatoire.

Certains symptômes sont de l’ordre de la gêne, du désagrément en intensité, pour certaines femmes, jusqu’à être pour d’autres femmes, invalidants, impossibilité de pratiquer ses activités, d’avoir des relations sociales, voire d’aller au travail. Ils compromettent le bien être des femmes, et ont un impact négatif dans notre quotidien.

Prévenir les SPM et/ou TDPM

On notera par exemple pour se soulager, l’importance de :

🤸🏼‍♀️ Une hygiène de vie dynamisante et réconfortante. Continuer à avoir une activité physique adaptée à cette période.

🥗 Une alimentation saine. Une alimentation anti inflammatoire.

🥛 Réduire les produits laitiers. Mais aussi de thé, café, alcool et sucre !

🤢 Détecter les éventuelles intolérances alimentaires, et tester une suppression de certains aliments sur 2 mois au moins, pour analyser leurs effets, et retours des symptômes en cas de réintroduction.

💊 Ne pas être carencée en vitamines et en minéraux surtout en vitamine E, en vitamine A ou en vitamine B2 et B6, le calcium, le zinc et le magnésium et fer.

🍃 L’utilisation de plantes comme le gattilier par exemple.

🧘🏼‍♀️ Gérer son stress.

Karma Santé dispose d’un programme sur l’Équilibre Alimentaire, afin de t’aider à avoir une alimentation saine, qui participe à l’élimination de bien des problèmes, dont certains SPM.

Karma Santé propose également un accompagnement spécial règles, afin de « Vivre ses Règles plus Sereinement » !

En savoir plus sur les SPM et/ou TDPM

Sais-tu qu’il y a un lien entre les mastocytes, l’histamine et les SPM et/ou TDPM ?

En effet, ils peuvent jouer un rôle pendant cette période délicate. En libérant de multiples médiateurs de l’inflammation entre autres. L’histamine est également un neurotransmetteur stimulant, qui évolue en fonction de l’ŒSTROGÈNE, et peut alors provoquer de l’anxiété et de l’insomnie.

Les neurotransmetteurs au centre de bien des dysfonctionnements

Il est important de prendre en compte l’importance de la Sérotonine (connue pour Être l’hormone du bonheur), un déficit en sérotonine peut engendrer la dépression, des troubles obsessionnels compulsifs, de l’agressivité. De l’insomnie. Des troubles alimentaires, voire des dépendances aux drogues.

Et du rôle des neurotransmetteurs en général.

La mélatonine, qui est une hormone secrétée par la glande pinéale et qui agit sur notre horloge biologique (rythme circadien). Elle favorise l’endormissement. Elle existe aussi sous forme synthétique. Elle peut donc avoir un rôle important pour contrer les SPM et TDPM, en cas d’insomnie par exemple.

Rappel

Ne pas oublier que les contraceptifs hormonaux peuvent aggraver des symptômes, notamment celui de la migraine, du aux ŒSTROGÈNES de synthèse. Et dans certains cas, les neutraliser, il convient alors pour les personnes qui ont une contraception orale, d’analyser le changement depuis sa prise, et dans le cas de changement négatif, en parler à son gynécologue.

Avant de partir

Les SPM et TDPM sont différents en fonction de chaque femme. Un lien héréditaire est évoqué, mais aussi un lien avec l’alimentation. Les femmes sont plus impactées dans les pays ou l’alimentation est sur la base de l’industrie alimentaire. Et il apparaît que les femmes chinoises et japonaises rencontre le moins de problématiques à l’approche de leurs règles.

Dans certaines traditions, la femmes est impures à cette période, (les femmes Brahmanes sont isolées par ex), alors que dans d’autres cultures et sont considérées comme des personnes puissantes et sacrées (dans les tribus Cherokee).

Et contrairement à tout ce que l’on peut lire, je n’ai jamais rencontré de propos sexiste concernant mes règles, par contre l’incompréhension de SPM venait des femmes !

N’hésite pas partager en commentaire ou en es-tu par rapport à tes règles, rencontres-tu des spm ou des TDPM ?

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16 réflexions au sujet de “Comment en finir avec les SPM et TDPM”

    • Avec plaisir Claire,
      ce sujet mérite davantage de recherches, car trop de symptômes sont attribués à d’autres pathologies.

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  1. Superbe article bien détaillé,
    Je suis papa de 2 filles et donc je trouve intéressant de connaître le sujet des règles pour mieux comprendre les changements d’humeur de mon aînée.
    Merci pour tes conseils

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  2. C’est définitivement difficile d’être une femme 😅 je ne connaissais pas ces abréviations SPM et TDPM mais je remarque effectivement que mon humeur mais également mon niveau d’énergie et mon appétit évoluent en fonction de mon cycle. Par exemple, quelques jours avant mes règles j’ai très faim et juste après, j’ai un pic d’énergie. Du coup, j’essaye de m’organiser aussi en fonction de cela.
    Merci pour cet article très intéressant sur un sujet trop peu traité.

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    • Bonjour Gladys,
      effectivement, ce que tu soulignes est très juste. L’appétit et l’énergie, fluctuent en fonction de la phase de notre cycle.
      Dans mon programme “Vivre ses Règles + Sereinement” J’explique tout cela, et donne des techniques pour y faire face + facilement.

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  3. Ce qui se joue côté hormonal mériterait tellement à être plus connu…! J’ai découvert mon cycle naturel après l’arrêt de la pilule… et les “vrais” SPM avec ! J’avais aussi des effets indésirables de moins en moins supportables avec les hormones synthétiques, mais les arrêter m’a surtout permis de rencontrer mon cycle menstruel, et apprendre à le connaître pour pouvoir aborder au mieux cette phase. Merci en tout cas pour cet article très complet, sur un sujet qui me parle et me touche beaucoup !

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    • Bonsoir Carole,
      Merci beaucoup pour se retour d’expérience !
      Et puis avoir un commentaire de la part de Bonjour mon cycle, sous un de ses articles sur les règles c’est très valorisant ! Merci !

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  4. C’est déjà bien d’identifier les symptômes, ce qui permet de relativiser nos coups de mou ! Il suffit de voir à quelle période du cycle nous en sommes et souvent ça explique beaucoup de choses … Donc je trouve que c’est une super idée ce que tu proposes, de commencer par tenir un carnet. L’étape diagnostic / connaissance de soi est un préalable indispensable.

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    • Bonjour Samantha,
      Merci beaucoup d’apporter une réponse à mon article et d’en apprécier ma proposition de tenir un carnet.
      Je pense qu’effectivement on devrait écouter davantage ce que nous dit notre corps, car la clé est souvent dans l’écoute de soi.

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  5. Pour moi c’était anxiété, dépression et migraines. Super les astuces que tu donnes pour réduire les symptômes, je suis sûre que réduire la consommation des aliments inflammatoires doit beaucoup aider !
    Merci de nous aider de prendre soin de nous 🙂

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    • Bonsoir Jessica,
      merci de partager avec nous tes problématiques. Moi J’avais comme toi des migraines, c’étaient mon ennemie numéro 1, à ne plus savoir quoi faire, quand la lumière et le bruit ne doivent être ni trop, ni pas assez, et les nausées que les migraines pouvaient certains mois provoquer, c’était horrible !
      Mais maintenant, lorsque j’applique la moitié de tout ce que je pourrai mettre en place, je suis loin de tout ce chaos !

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  6. Merci pour ce super article !
    Je valide en particulier le point sur l’importance d’avoir une alimentation anti-inflammatoire, et en particulier au seins de celle-ci je rajouterais qu’il faut vraiment qu’elle soit riche en omega-3, qui sont à la fois anti inflammatoires mais aussi importants pour la synthèse de hormones sexuelles ET qui sont le carburant du cerveau… ce qui aide à soulager bien des symptômes du psychisme (irritabilité, trouble du sommeil, stress et ses pulsions sucrées….)

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    • Bonsoir Valérie,
      merci pour ce retour très riche, que je valide !
      Ici sont énumérées les grandes lignes, et le programme est un pure concentré d’action anti SPM !

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